La finance et l’assurance doivent avoir un impact positif sur la gestion des risques climatiques

Le risque climat, encore appelé « Climate Risk » en anglais est un sujet absolument majeur pour la finance et l’assurance.

L’ISR (Investissement Socialement Responsable) désigne les prescriptions non exclusivement financières déjà connues (fameuses prescriptions ESG). Celles-ci font peser le choix des intérêts sur les prescriptions financières, environnementales, sociales et de gouvernance. Ce modèle d’investissement vise à aboutir à la combinaison parfaite entre la production financière et le progrès à long terme. En réalité, il s’agit d’appliquer le concept de développement durable à la finance.

La finance durable existe dans un grand nombre d’outils d’investissement, pour que chacun puisse se permettre un investissement socialement responsable. Livrets bancaires, fonds d’investissement, produits structurés, titres temps réel, tous tirent parti de ladite méthode d’investissement durable et bénigne. Les produits d’assurance vie liés aux parts doivent désormais inclure au moins un fonds labellisé ISR. Dans un tel contexte et en vue de protéger le climat, il est indispensable d’en savoir davantage sur l’investissement et l’assurance responsable.

L’assurance responsable et la préservation du climat

L’assurance durable vise à opter pour des intérêts basés sur des facteurs financiers que sur d’autres en dehors de ce domaine.

Les fondements à l’origine de la finance durable

La finance durable a vu le jour dans un environnement où le thème de l’épuisement imminent des atouts naturels est plus que jamais à l’ordre du jour. D’où la nécessité des activités humaines pour amoindrir l’empreinte carbone de l’homme sur la nature en vue de l’acquisition croissante du bonheur et de l’équilibre. Ces découvertes ont conduit à l’invention du concept de développement durable dans les années 1990.

Le développement durable se présente comme une d’évolution inaliénable. Il répond aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures. Ce concept comprend des facteurs primordiaux, à savoir les aspects économiques, écologiques et sociaux. Ce n’est que lorsque ces éléments du développement sont pris en considération qu’ils peuvent être durables.

Réglementation internationale portant sur la solidarité et les objectifs financiers durables

Les professionnels de l’investissement et de la gestion ont adapté ce concept aux enjeux de leur secteur pour offrir une sorte d’investissement durable. Ils s’appuient notamment sur les objectifs de développement durable des Nations Unies. C’est ce qu’on appelle l’assurance responsable. Bien qu’aucun nom ne soit utilisé pour exprimer les enjeux environnementaux, ils restent indispensables dans ce concept d’investissement. Ils constituent souvent le pilier le plus important, notamment en Allemagne. Ils sont représentés par la lettre E dans l’abréviation ESG. De même, les textes internationaux offrent ici une voie à suivre. Par conséquent, l’Accord de Paris définit les objectifs à atteindre en termes de protection de l’environnement.

Bon nombre de compagnies de gestion qui fournissent des capitaux ISR à leurs clients privilégieront les sociétés cotées en excluant les industries controversées. Les entreprises ayant leur siège social dans des paradis fiscaux pour réduire leurs dépenses fiscales sont également exclues. Cependant, les sociétés de gestion ont plus ou moins de paradis fiscaux.

Enfin, les normes ESG bien connues sont entrées en jeu. En effet, pour définir clairement les conditions à remplir par l’investissement de l’assurance responsable, les professionnels de la finance ont défini des familles standards de titres associées dans le terme d’ESG.

Au niveau du facteur de base de la société, le fait de respecter des normes telles que les relations clients / fournisseurs, la santé vient s’associer à la sécurité et la non-discrimination. En plus, la gouvernance comprend des normes relatives à la rémunération, aux droits des actionnaires et à l’intégration des normes ESG.

Cependant, chaque entité de gestion définit elle-même les normes qu’elle souhaite intégrer dans sa grille d’analyse extra-financière. Ces normes peuvent également varier selon le secteur et la classe d’actifs.

Dans l’optique de prendre en considération la meilleure manière toutes ces normes, les sociétés de gestion font souvent appel à des sociétés spécialisées dans l’évaluation des normes ESG. En outre, les entreprises peuvent également établir leur propre cadre analytique pour remplacer ou compléter l’analyse externe. Elles pourront mener leurs propres audits, dont certains rencontreront systématiquement les dirigeants de l’entreprise avant de l’intégrer dans un fonds labellisé ISR.

La préservation du climat

Il appert que le domaine financier ne manifeste qu’un minimum d’intérêt pour la préservation du climat. De plus, dans la plupart des transactions financières, les options d’énergie verte prennent du temps à prendre effet. Le fait de considérer l’impact carbonique et les dangers relatifs au changement du climat explique en quelque sorte cet écart. Cependant, la reconnaissance de la grande menace pesant sur la fréquence des contributions budgétaires a conduit à des progrès significatifs.

Le principal moyen pour réduire l’impact carbone de notre économie est l’investissement dans l’efficacité énergétique, l’énergie et les transports à faible émission de carbone. Il en va de même pour le logement, l’agriculture, la foresterie et la R & D innovante.

La carte suivante est issue de l’étude Global Climate Risk Index 2021 de Germanwatch.

Climate Risk Index
Risque climat par pays

L’investissement pour parvenir à une économie faible carbone

Il comprend les éléments suivants :

  • La réduction du taux carbonique des énergies.
  • La fourniture par les combustibles fossiles de l’électricité à des fins énergétiques.
  • La croissance de cités écologiques, y compris la rénovation de bâtiments urbains existants.
  • La réduction du taux carbonique dans les activités de transport.
  • Le contrôle de manière générale de l’utilisation d’énergie des procédés d’extraction, de conversion primaire et industrielle.
  • Le plantage des arbres pour augmenter les puits de carbone naturels
  • La remise à niveau des aires intoxiquées dans le monde.
  • La mise en place d’une variation économique pour préserver le potentiel naturel.

Par ailleurs, il y a deux facteurs essentiels qui ont conduit à une reconnaissance croissante de l’implication du domaine financier dans les sujets du climat. Il s’agit en premier lieu de l’impact négatif du réchauffement de la planète sur la rentabilité des investissements. À l’échelle mondiale, le bouleversement du climat augmente les risques d’investissement et les coûts économiques. Il faut également ajouter le risque climatique qui affecte la rentabilité des industries les plus intensives en carbone, en particulier celles des combustibles fossiles.

En France, selon le Ministère de la Transition Ecologique, six Français sur dix sont d’ores et déjà concernés par les risques climatiques.

Risques climatiques en France
Risques climatiques en France

Les entreprises du secteur des combustibles fossiles fondent leurs évaluations sur les réserves de matières premières inutilisées. Toutefois, pour atteindre une telle ambition, toutes les réserves de combustibles fossiles ne doivent pas être utilisées. Par conséquent, certains de ces actifs ne seront pas exploités dans les industries du charbon, du pétrole ou même du gaz naturel. Ce seront des actifs bloqués. La valorisation financière de ces entreprises devrait être profondément affectée. Certains ont même parlé de la véritable bulle du carbone sur le marché financier.

En second lieu, ce sont des mouvements d’ONG environnementales. Ils ciblent directement les investisseurs pour réorienter leurs choix stratégiques à l’échelle mondiale, réduisant ainsi les investissements dans les énergies fossiles et finançant le développement des énergies renouvelables. Encore il faut attester que ces développements sont suffisants pour permettre au secteur financier d’accepter pleinement les financements à long terme. En effet, l’investissement à long terme est généralement une caractéristique du changement du climat.

En somme, on peut retenir que la mauvaise gestion climatique et l’écologique est un risque pour tous, y compris l’investisseur. Il faut donc miser sur l’assurance responsable pour préserver l’équilibre financier de la planète à long terme.

Les différentes catégories de labels de l’assurance responsable

L’on dénote la présence de principaux labels. Ils ont pour vocation de spécifier les mises de fonds durables ainsi que d’assurer la dimension morale et écologique de ces investissements.

L’ISR : le principal label de l’assurance durable

Il apparaît clairement que le label de type ISR demeure le plus réputé. Le label public a été lancé par Michel Sapin en 2016 pour promouvoir l’investissement responsable auprès des investisseurs individuels. Cela en vue de s’assurer que l’investissement sous le label répond aux normes ESG. Le ministre de l’Économie et des Finances a annoncé au début de sa création que sa contribution à l’épargne indiquait essentiellement la vraie nature de la lisibilité de l’ISR. Les candidats au label doivent montrer des résultats tangibles. Ils doivent donc prouver que leur gestion ISR a éliminé un certain montant d’investissement potentiel de leur portefeuille conformément aux normes sociales ou environnementales.

Ensuite, il substitue le label de type Novethic. Son ambition est de vulgariser l’apport socialement responsable des particuliers qui épargnent en Occident. Le comité a été officiellement créé à Bercy en novembre 2016, présidé par Nicole Notat, présidente de Vigeo Eiris, et composé d’une quinzaine de célébrités. Ce label constitue un propulseur de choix dans le développement de l’investissement personnellement responsable auprès de la société. Les Français ont dès lors un dispositif pour choisir d’investir leur argent de manière responsable et durable. Le label permet d’identifier facilement les investissements qui favorisent le développement durable, tout en s’efforçant d’obtenir les mêmes rendements financiers que les produits traditionnels.

Le 23 juillet 2020, un fondement normatif inédit de label ISR a été créé. Il entrera en vigueur le 23 octobre 2020. Bercy précise que plusieurs améliorations ont été apportées au cahier des charges de labellisation. Celles-ci visent à renforcer la transparence et le suivi des performances ESG. Elles viennent en plus élargir le périmètre de labellisation en rendant éligibles les fonds professionnels. De quoi donner une nouvelle impulsion au label qui a été accepté par les institutions et est devenu populaire auprès du public.

Les labels additionnels de l’assurance durable

Les principaux labels sont suivis par d’autres maisons de disques moins connues, mais tout aussi intéressantes.

  • Le label Greenfin (anciennement TEEC, pour la transition écologique et énergétique du climat) concerne le financement de la transition écologique. Il n’inclut donc pas les sociétés de financement d’investissement engagées dans les opérations d’énergie nucléaire et de combustibles fossiles. Son objectif est de financer des fonds d’investissement pour la transformation écologique et l’économie verte.
  • Le label Finansol, créé en 1997, associe des investissements d’épargne solidaires et finance des activités à forte utilité sociale et / ou environnementale.
  • Le label CIES (applicable au Comité International de l’Epargne Salariale) regroupe des plans d’épargne salariale intégrant les normes ESG dans sa gestion.

Ces labels sont délivrés par des agences de notation qui effectuent notamment des analyses ISR. Elles le vendent aux managers qui souhaitent compléter leur propre analyse ou bénéficier d’une expertise qui n’est pas disponible en interne.

On peut également citer le label des Nations Unies qui a établi les PRI (Principes pour l’Investissement Responsable) des Nations Unies en 2006. Dans ce cadre, ses signataires se sont engagés à respecter les principes suivants :

  • Prendre en compte les enjeux ESG dans son processus de décision d’investissement.
  • Prendre en compte les enjeux ESG dans ses politiques et pratiques d’actionnaires.
  • Les entreprises dans lesquelles ils investissent sont tenues de publier des rapports sur leurs pratiques ESG.
  • Travailler avec les gestionnaires d’actifs pour promouvoir l’acceptation et l’application des PRI.
  • Coopérer avec les acteurs du secteur financier qui s’engagent à respecter les PRI pour améliorer son efficacité.
  • Rendre compte de ses activités et de l’avancement de la mise en œuvre des PRI.

Si ces principes pour l’investissement responsable des Nations Unies ont une histoire de plus de dix ans, ils continuent d’attirer des sociétés de gestion. C’est en l’occurrence le cas de la Banque de Luxembourg Investments qui a rejoint la banque en avril 2018.

Ces labels peuvent concerner non seulement des entreprises, mais également des entreprises. En fait, l’entreprise n’est pas la seule entreprise à avoir besoin de mener une analyse extra-financière. Les gouvernements doivent également être examinés pour déterminer s’ils sont des émetteurs de dette fiables et responsables. En effet, d’une manière générale, la finance durable, en particulier l’ISR, concerne non seulement les actions, mais aussi les obligations. Il en va de même pour l’immobilier, domaine où l’ISR se développe et devrait être davantage introduit dans la nouvelle version du label.

L’intérêt et la performance de l’assurance responsable face au défi de la finance verte

Selon une enquête menée par Odoxa-Aviva en France en septembre 2020, neuf Français sur dix estiment que pour une entreprise, il est important de développer activement l’économie. En d’autres termes, il est nécessaire d’être socialement responsable et écologiquement durable. 81 % des Français envisageraient d’utiliser une étiquette positive lors du choix d’un produit, tandis que 59 % choisiraient une compagnie d’assurance plutôt qu’une autre. Aux yeux des Français d’aujourd’hui, cela montre l’importance de la finance durable.

L’intérêt de la finance responsable

D’après l’annonce de Bercy du 20 juillet 2020 concernant l’utilisation du label ISR par les collectivités territoriales, le marché français de l’investissement responsable continue de croître. En 2020, la dette de la France aurait été estimée à 200 milliards d’euros, contre des dizaines de millions d’euros il y a une quinzaine d’années. C’est pourquoi le label ISR s’est développé ces dernières années. En 2020, plus de 500 actions de fonds de timbres ISR (hors épargne salariale) auraient été vendues, contre 146 à fin 2018 et 96 à fin 2017. Les actifs ont aussi augmenté de manière significative.

De toute évidence, la proposition de l’AMF a participé à la campagne de labellisation des fonds qualifiés. La proposition estime que les fonds se prétendant ISR doivent l’être. En l’absence de cadre ou de normes réglementaires ISR, l’AMF ne doit pas se prononcer sur la responsabilité (ou l’irresponsabilité) du fonds. En revanche, l’AMF veille à ce que les informations soient transmises aux investisseurs pour qu’elles soient claires, exactes et non trompeuses. Il convient également de noter que la « Convention » stipule que les compagnies d’assurance sont tenues de fournir des unités de compte labellisées ISR (UC) en assurance vie depuis 2020. D’ici 2022, deux solutions seront ajoutées : Unity UC et Green UC marqué Greenfin.

La performance des fonds de l’ISR

Depuis le tout début, il y a eu un problème de performance de l’ISR par rapport aux fonds traditionnels. L’ISR est-il un facteur de surperformance ou de sous-performance ? S’il est difficile de comparer tous les produits avec ce label, il est désormais acceptable de considérer que les normes extra-financières peuvent réduire les risques (réputation, réglementation, etc.) sans affecter les performances.

L’intégration de normes extra-financières dans l’analyse et la sélection des titres a pour but d’identifier un éventail plus large de risques potentiels afin de mieux les prévenir. Plus l’entreprise prend en compte tous ces critères, moins elle est susceptible de générer des risques associés. De plus, ce risque représente un atout et apporte même des rendements plus importants aux investisseurs.

En octobre 2007, une étude de l’UNEP-FI (Initiative financière du Programme des Nations Unies pour l’environnement) intitulée « Performance pour la démystification de l’investissement responsable » a été menée en coopération avec Mercer. L’étude a été mise à jour en novembre 2009.

Depuis, les sociétés de gestion qui fournissent des capitaux ISR ont pu essayer de mesurer la performance de l’investissement responsable par rapport à l’investissement traditionnel. Tout le monde s’accorde à dire que l’ISR a bien performé. En particulier, nous pouvons regarder un exemple de l’évolution de l’indice Ecofi ISR ​​par rapport à son indice de référence. Il convient également de rappeler que les entreprises soucieuses de prendre en compte les normes ESG sont également les plus résilientes en temps de crise.

La crise sanitaire et économique que traverse actuellement la France n’a pas libéré les investisseurs (particuliers ou institutionnels) du financement responsable. Nous aurions pu craindre que la récession économique ne conduise les investisseurs à être plus prudents sur les performances et à ne pas être vigilants sur les normes extra-financières, mais il n’en est rien. En revanche, les experts estiment que les attentes de la société en matière de développement durable se sont accrues.

Par ailleurs, veuillez noter que, du moins pour l’instant, la France n’a pas d’incitation fiscale à investir dans la finance responsable. Par conséquent, l’investissement responsable est d’abord un choix basé sur des convictions personnelles, notamment celles de la finance verte.

La finance verte

L’ambition visée par la finance verte est d’accélérer la transition énergétique et de lutter contre le réchauffement climatique à travers une série d’outils financiers. Les principaux outils de la finance verte sont les fonds « verts » (ou fonds thématiques) et les obligations vertes.

Le fonds thématique investit dans des entreprises qui militent pour le développement durable, telles que les entreprises qui luttent contre le réchauffement climatique ou développent les énergies renouvelables. Il n’y a pas de politique unifiée de gestion de ces fonds verts puisque certains feront partie de la démarche ISR, d’autres non.
Les obligations vertes sont celles émises par des entreprises, des États ou des entités publiques (collectivités, villes, etc.) sur le marché financier pour financer des projets favorisant la transformation écologique.

En tant qu’investisseur individuel, vous ne pouvez pas investir directement dans ces obligations, mais vous pouvez le faire via un fonds. Bien que la plupart des fonds soient préparés pour les investisseurs institutionnels, quelques-uns sont désormais ouverts aux particuliers. Investir dans ces fonds dédiés à la transition énergétique et à la lutte contre le réchauffement climatique, c’est rechercher un investissement qui allie bénéfices financiers et environnementaux. En vue de trouver une solution, veuillez trouver des fonds labellisés Greenfin (anciennement label TEEC) du ministère en charge des questions environnementales.

Les principaux champs d’investissement ISR dans l’assurance responsable

Aujourd’hui, les investisseurs peuvent réaliser des financements dans l’assurance durable grâce à des apports conséquents.

La sélection de capitaux ISR

En prélude à une quelconque opération financière dans des capitaux ISR, il importe de connaître les méthodes recommandées. Celles-ci peuvent fluctuer d’un fonds à l’autre. La politique d’investissement ISR du fonds peut également concerner l’ensemble du portefeuille d’investissement, voire uniquement certains actifs.

Les principales méthodes d’investissement durables de la société comprennent :

  • L’approche « best-in-class » qui consiste à sélectionner la meilleure entreprise de chaque secteur sans exclure aucune entreprise.
  • La méthode d’exclusion, y compris celle des entreprises qui ne répondent pas aux normes sociales et environnementales minimales du domaine de l’investissement. Il peut s’agir d’exclusions départementales, voire d’exclusions normatives (non-suivi des traités et conventions internationaux).
  • La participation des actionnaires, y compris l’utilisation des droits des actionnaires pour influencer les entreprises afin de les pousser à améliorer leurs pratiques ESG.
  • La méthode thématique, incluant l’investissement dans des entreprises qui existent dans des domaines d’activité liés au développement durable (changement climatique, énergies renouvelables, eau, etc.).
  • Les investissements d’impact qui comprennent les investissements dans des entreprises cherchant à produire des impacts sociaux ou environnementaux mesurables.

Il faut noter qu’un fonds peut combiner plusieurs de ces méthodes d’investissement.

Les formules d’épargne et livres de banque responsables

Il y a des livres bancaires qui présentent l’un des labels de la finance responsable. Common Bank est spécialisée dans les services dans ce domaine, notamment en proposant des solutions d’épargne partagée à ses clients. En guise d’illustration, la moitié des intérêts sur le livret Agir du Crédit Coopératif sera restituée au titulaire du livret, et l’autre moitié sera retournée à l’association partenaire choisie par ce dernier.

L’investissement dans des fonds professionnels labellisés ISR

Il se trouve que le moyen le plus populaire d’investir dans l’assurance durable est indubitablement de placer son financement dans des fonds spécialisés avec l’un des labels susmentionnés. Ces fonds, en l’occurrence la SICAV (Société d’investissement à capital variable), sont bien adaptés à ce type d’investissement. En plus, il n’y a rien d’inhabituel dans l’intérêt croissant des gestionnaires pour la prise en compte de critères financiers supplémentaires. En fait, le rôle des investisseurs équivaut en principe à rechercher des investissements durables et rentables.

La durée moyenne d’investissement des fonds en actions est certes d’environ 5 ans, mais les outils qui stockent ces fonds ont une durée de vie plus longue. Cela est d’ailleurs pleinement conforme à la vision de développement durable à long terme du fonds.

L’investissement dans des ETF socialement responsables

Il est désormais possible d’investir dans un ETF (Exchange Traded Fund) labellisé ISR. Ces fonds indiciels sont émis par des banques ou des sociétés d’investissement et prennent en compte les standards ESG bien connus pour suivre la performance des indices boursiers (paniers de titres). Par conséquent, les ETF permettent aux particuliers d’investir facilement et simplement dans des entreprises dont les normes environnementales, sociales et de gouvernance fondamentale sont à moindre coût.

D’ailleurs, MSCI, un des plus grands fournisseurs d’indices dans le monde a commencé à créer des indices boursiers prenant en compte ces risques climatiques.

Indices MSCI  Risques climatiques
MSCI : indices boursiers « risques climatiques »

L’investissement dans le logement socialement responsable

Les fonds marqués ISR sont généralement des fonds actions. De plus, l’offre de fonds immobiliers marqués ISR croît rapidement. Ces fonds immobiliers ISR accordent une attention particulière aux normes de performance énergétique environnementale, mais aussi aux normes d’utilisation sociale des bâtiments.

Des services structurés adaptés aux investisseurs avec plus de responsabilités

Un financement responsable de l’investissement peut même se faire par le biais de services structurés. Société Générale met à disposition des investisseurs privés des services structurés à caractère caritatif. C’est le cas notamment de Cristal Solidarité, service initial structuré délivré par une banque privée. Sa souscription s’est traduite par un don de Société Générale à l’association caritative.

Les modes et recommandations de financements durables

Il convient de préciser que vous êtes en mesure de réaliser des apports dans des capitaux et services adaptés suivant divers modes.

Les modes de financement dans les capitaux responsables

Veuillez noter que vous pouvez opter pour le financement :

  • de manière spontanée
  • en unité de relevés par accord d’assurance-vie
  • au travers du plan d’épargne d’entreprise (PEE)
  • au travers du plan collectif d’épargne retraite d’entreprise (PERCO)
  • par le biais d’un plan d’épargne-retraite (PER).

Par ailleurs, le marché de l’épargne retraite a profité de la réforme du ratio cours / bénéfice d’octobre 2019 pour réformer et proposer de nombreuses options responsables. Cela avec notamment la possibilité d’obtenir une série de fonds labellisés ISR ou des options de gestion adaptées aux normes de gouvernance financière. En plus de cela, le plan de financement durable de PEE est en constante augmentation.

En toute vraisemblance, il devrait devenir plus aisé de placer des montants dans l’assurance responsable à l’avenir. En effet, la loi « Contrat » exige qu’au moins un média bénéficiant de labels ISR, solidaires ou climatiques soit prévu dans le contrat de financement PERCO.

Il vous est aussi donné de réaliser des apports dans des finances responsables en investissant directement dans des entreprises du secteur. C’est en l’occurrence le cas des entreprises qui investissent dans des énergies alternatives ou des entreprises du secteur social et solidaire. Il est également possible de soutenir ces entreprises par le biais de prêts de financement participatif au sein de plateformes dédiées.

Les bonnes pratiques avant un financement

Pour clore cet aperçu de l’assurance responsable, il importe de s’attarder sur quelques recommandations.

  • Veillez à ce que votre financement réponde à vos objectifs, au niveau de risque que vous êtes prêt à prendre et à votre période de financement (délai minimum de 5 ans).
  • Assurez-vous de bien comprendre le fonctionnement des capitaux ISR et vérifiez si les normes et politiques de financement sont en corrélation avec vos valeurs.
  • Pour ce faire, veuillez consulter les documents mis à votre disposition et n’hésitez pas à demander à votre intermédiaire financier certains éléments. Il s’agit du KIID du fonds, du DIC de l’assurance vie, des conditions générales, des documents commerciaux, du code de transparence et des rapports financiers complémentaires. Ils sont accessibles en vous rendant sur le site Internet de la société de gestion.
  • À l’instar de tout financement collectif, l’ISR comporte également des risques. Limitez-les en diversifiant votre financement.
  • Renseignez-vous sur les coûts du placement collectif. Cependant, veuillez noter que les frais de gestion des capitaux ISR peuvent être plus élevés, car la société de gestion considère les coûts liés à la recherche extra-financière.

En définitive, vous savez l’essentiel en ce qui concerne l’assurance responsable. Il ne vous reste plus qu’à en faire votre cheval de bataille pour la protection du climat de la planète. Les risques climatiques sont un enjeu majeur, et la finance peut être un moyen de s’en prémunir.